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BIVOUAC           Pulka           • Ski de randonnée nordique

 
 


L’Art du bivouac hivernal
La survie en milieu froid…
De nombreuses techniques permettent de survivre en terrain « enneigée ».
Trou de neige, igloo, belle étoile, abri tranchée…

Bivouac en tente / camping hivernal
Méthode qui permet d’assurer une progression sereine au long cours.

Les étapes
 :

Choisir une zone bien orientée par rapport au vent, aussi plate que possible. L’épaisseur de neige devra être suffisante pour insérer des ancres à neiges, des skis ou des « sardines à neige ».
L’orientation du vent est à prendre en compte plus particulièrement pour les tentes tunnels qui n’ont pas la même stabilité que les tentes géodésiques.

Après avoir choisi son emplacement, il faut aplanir le sol, creuser  pour pouvoir permettre le déplacement autour de ce logement de fortune. La pelle est indispensable pour réaliser cette installation.

Le montage :

Avant le départ, bien organiser son sac permettra de sortir rapidement la tente en cas de mauvais temps.
Plusieurs systèmes de fixations peuvent être utilisés :

  • Les cornières : On les trouve dans le commerce et sont efficaces dans la neige compacte.
  • Skis, bâtons, piolets et broche à glace seront utilisé dans toutes les neiges et particulièrement dans une neige plus consistante. On les placera horizontalement.

Les skis comme méthode de fixation s’avèrent très pratique mais vous empêchera d’utiliser après le montage de votre abri, ce précieux mode de déplacement.

  • L’utilisation de poids mort est possible. Méthode qui consiste à utiliser des sacs plastiques/poubelles.

Les remplir de neige et les fixer aux haubans. Creuser un trou et placer les sacs aux fonds de ces derniers.
Etape 1 : Creuser un emplacement pour le  « poids mort », puis fixer le sac à la tente
Etape 2 : Recouvrir de neige le poids mort
Etape 3 : Placer les skis aux haubans de la tente

Placement d’une tente « tunnel » : elle sera disposé dans l’axe du vent (ouverture opposée au vent).
L’orientation de la tente dôme ou géodésique est à vérifier. Eviter de disposer l’ouverture au vent.

Si la tente dispose d’une toile à pourrir, ne pas oublier de la recouvrir de neige ce qui empêchera les infiltrations de neige.

Une fois dans la tente, placer impérativement un matelas ou une couverture de survie (isolant) sous le duvet afin de vous protéger de l’humidité.

En cas de mauvais temps :
En cas de vent, sortir la tente de son sac au fur et à mesure que vous la fixez et que vous placez les arceaux dans les fourreaux. Fixer la tente à l’aide des skis, sardines à neige. (Opposé au vent).
Une fois la tente montée, ne pas oublier d’ouvrir les aérations.
Vous limiterez la condensation et les vapeurs d’essence très nocive pour la santé.

Le démontage :
En cas de vent rentrer la tente dans le sac au fur et à mesure du démontage.

Il est très, utile d’avoir en sa possession une brosse afin  d’enlever le givre ou de la neige des parois de la tente. (Surtout si l’aventure hivernale dure plusieurs jours.)

Lors de la durée du séjour dans la tente, il est intéressant d’avoir à sa disposition une bouteille qui permettra d’uriner confortablement au chaud….Dans le duvet, la bouteille sera placée au niveau des adducteurs, point central des liaisons sanguines ce qui permettra d’utiliser un moyen naturel pour se réchauffer !

De retour à la maison faire sécher la tente avant pliage pour éviter toute formation de moisissures.

Mur de protection : Mur ou pas mur ?

Ils est toujours préconisé de construire un mur autour de la tente afin de la protéger du vent.
Une contre verse s’abat sur cette vision. En effet les tentes ont des qualités aérodynamiques que le mur va venir perturber. Des zones de tourbillons violents peuvent survenir.

Ceci étant dit, un mur en cas de petit vent peut s’avérer fort utile. Il peut être plus facile de creuser plus profondément dans la neige afin que la tente soit « enterrée »

Vous êtes enfin chez vous ! Au chaud et protégé du vent. Le siège peut durer longtemps à conditions d’avoir suffisamment de vivre !

Le bivouac en milieu enneigé ne s’improvise pas. Il peut rapidement devenir engagé en fonction des conditions climatiques. Le choix du matériel est capital. La tente doit être résistante aux intempéries. (Au vent et au poids de la neige).
Un réchaud à gaz est à proscrire. Au froid, la technologie « gaz » fonctionne de manière aléatoire. Utiliser un réchaud essence.

Suivre rigoureusement ses étapes c’est s’assurer un bivouac en toute sérénité même à – 20° C sous la tente !

 
 


Le trou de neige

Réaliser un raid de plusieurs jour en terrain enneigé peut supposer de choisir une méthode de bivouac hivernal.

En condition extrême, lorsqu’il n’existe pas de refuge, d’abris sommaire, pour se réfugier et dormir la nuit, il convient de trouver une solution acceptable. Question de survie.
La solution qui nous intéresse ici sont les abris sous neige.
Avec un minimum d’équipement, dormir dans la neige peut s’avérer être un moment fort agréable.
Les outils indispensables à la construction d’un tel abri sont la sonde et la pelle. Une scie peut être forte utile.
La première étape consiste à étudier le terrain. En regardant la carte, en sondant les épaisseurs de neige.
La sonde permet d’évaluer la congère. Vous ne creuserez pas inutilement.
Trouver un endroit à l’abri et suffisamment fourni en neige pour creuser un abri spartiate.
Trouver une dépression, un arbre, un rocher. Le meilleur choix consiste de trouver un congère. Se servir du terrain !
Il est évident que cette dernière doit être protégée de toute possibilité d’avalanche ou de coulée.

Une fois le terrain sondé, creuser une entrée en obliquant vers le bas. Il est utile de creuser environ un mètre de profondeur. Au fur et à mesure de la conception de ce trou, il faut évacuer la neige à l’extérieur.
Enfin, obliquez vers l’intérieur afin de créer une niche. Au fur et à mesure vous devez pouvoir rentrer dans le trou.
Le trou de neige doit avoir les dimensions suivantes, pour assurer un bon couchage : 1 mètre de hauteur et 2 mètres de profondeur. Prévoir 60 cm de largeur par individu.
Pour compléter cette installation, n’oubliez pas de faire un trou de ventilation et de signaler votre bivouac hivernal à l’aide d’un bâton. Placer de dernier devant l’entrée.
L’entrée du trou de neige doit être plus basse que la couchage. (lié à l’afflux d’air froid)

Les sacs seront stockés  à l’intérieur.
Une bougie allumé dans le trou de neige permettra de vérifier la bonne ventilation de l’abri.
Concernant le matériel, il est indispensable de se munir d’un matelas et d’un duvet chaud.
Un matelas autogonflant permettra de vous isoler du sol. Il est fort recommandé de placer en dessous de ce dernier, une couverture de survie (coté argenté) afin de parfaire l’isolation.

Le duvet doit être chaud. Le synthétique est à préférer au duvet d’oie. Les fibres synthétiques ont une meilleure tenue face à l’humidité. Un sursac est une bonne solution pour se protéger de l’humidité.
Concernant le réchaud, il est préférable d’en utiliser un,  avec la technologie essence. En effet, le gaz n’a pas une très bonne tenue lors de basses températures. Une fois à l’intérieur, préparer vous pour le lendemain.

Lors de la construction d’un abri de neige, personne ne doit rester inactif. Protéger, pelleter, cuisiner sont des priorités. Pour être efficace, lorsqu’un individu creuse, l’autre dégagera l’amas de neige.

Le trou de neige est la méthode la plus aisée surtout lors  conditions climatiques exécrables. Il comporte aussi des inconvénients.

Creuser, fait transpirer et d’autant plus lorsque l’on creuse à l’intérieur de l’abri de neige. La circulation de l’air est très mauvaise. Vous avez de grandes chances, une fois l’installation terminée de finir trempé !
Pour ce faire, procéder à la construction de l’abri avec calme.
Il est préférable d’arrêter sa course aux alentours de seize heures. Préparer un trou de neige, demande du temps, surtout lors de mauvaises conditions météo !

Le trou de neige est souvent une expérience magnifique au cœur de notre nature.
Il peut être choisi par plaisir, mais peut être utilisé en cas de force majeure. Etre perdu, tente cassée ou brûlée.

Lors de la préparation de raid au long cours, il est fort utile de se préparer à cette éventualité.

La Belle étoile 

Qui n’a pas de souvenir dans sa tendre enfance, d’avoir dormi à la « belle étoile » ? Ce fabuleux rêve aux couleurs de lune.
Souvent pratiqué lors de conditions météorologiques favorables, elle est dans certain cas forcé.
La « belle étoile » consiste à dormir en duvet sur la neige et sans protection. Pas d’abri, pas de tente…

Pour passer un agréable moment, il faut disposer d’un duvet « basses température ». une mousse autogonflante ainsi qu’une couverture de survie permettra de s’isoler de la surface neigeuse.
Pour dormir sur la neige, trouver un emplacement protégé des vents dominants. Un creux sous un arbre, une roche formé par le vent peut s’avérer un lieu de couchage agréable.
Une cagoule, un bonnet et des gants sont impératifs pour ce genre de pratique. Le sursac permettra de protéger votre duvet. Vous pourrez utiliser votre sac à dos comme coussin.
Lors de température basse, il est important de s’hydrater et de manger.

La pratique du bivouac hivernal ne s’improvise pas. Il est important d’avoir un matériel solide et efficace. Pour les premiers essais, se placer près d’un refuge, d’un village ou de votre voiture.
Avant de partir consultez la météo. Le temps change très vite en montagne.

D’autres méthodes de bivouac hivernal existent

  • Abri puits
  • Abri tranchée
  • Bivouac niche
  • Igloo

Chacun à son utilité, suivant les conditions de terrains, l’équipement, le nombre de personnes.
L’abri puit, tranchée et le bivouac niche ressemblent en terme de construction au trou de neige.

L’igloo obéit à une technique délicate et une neige spécifique.
L’utilisation d’une tente implique d’avoir un matériel quatre saisons adapté.

De nombreuses publications vous permettront d’affûter votre technique de bivouac hivernal :

  • Pays nordiques : Norvège, Suède, Finlande d’Annick et Serge Mouaret
  • Ski de fond et de randonnée : Ronald Crawford-Currie
 






























     - Traversée du Vercors
     - Traversée du Kebnekaise
     - Grand Raid Norvégien

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